Exemple de plainte pour diffamation : guide pratique

Par Lisa Lucas

Publié le 30/12/2025

Exemple de plainte pour diffamation : guide pratique

Vous avez été attaqué publiquement et vous cherchez un modèle fiable pour agir vite. Ce guide vous explique clairement ce qu’est la diffamation, les étapes à suivre, et vous offre un exemple de plainte pour diffamation prêt à adapter. Vous saurez comment rassembler des preuves, respecter les délais et éviter les erreurs courantes. L’objectif est simple : vous aider à reprendre la main dès maintenant.

💡 À retenir

  • Selon une étude, 30% des cas de diffamation sont liés à des réseaux sociaux.
  • La diffamation peut entraîner des sanctions civiles et pénales.
  • En France, le délai pour porter plainte est de 3 mois après la diffusion des propos.

Comprendre la diffamation

La diffamation correspond à l’imputation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne. Elle peut viser un particulier, un élu, une association ou une entreprise. En ligne, un post public, un avis mensonger ou un article peuvent suffire à déclencher la responsabilité de l’auteur.

Le droit français encadre ces situations dans la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. On distingue la diffamation publique, la plus sévèrement sanctionnée, et la diffamation non publique, au périmètre plus restreint. Les réseaux sociaux sont souvent en cause : environ 30 % des dossiers viennent de publications sur des plateformes, partages et commentaires compris.

Définition de la diffamation

Il y a diffamation lorsqu’un propos impute un fait précis (exemple : « il vole dans la caisse ») présenté comme vrai, susceptible d’être prouvé, et qu’il porte atteinte à la réputation. Un simple jugement de valeur injurieux (« bon à rien ») relève plutôt de l’injure. Le contexte compte : publication publique sur un réseau, newsletter, affiche en ville, interview filmée, tout peut entrer dans le champ de la diffamation si les critères sont réunis.

Exemples concrets : un avis mensonger accusant un artisan d’escroquerie, un thread public sur X reprenant une rumeur infondée, un post Facebook qui vous impute un délit. À l’inverse, un désaccord poli, une critique subjective d’un service sans accuser de fait délictuel ou précis, n’est pas une diffamation.

Qui peut porter plainte ?

Toute personne physique ou morale visée par les propos peut agir : particulier, dirigeant personnellement mis en cause, société, association, collectivité. Les parents représentent un mineur. Un salarié diffamé dans un groupe public peut porter plainte même si l’auteur est un collègue. Si le message cible un service (« le service X vole ses clients »), l’entité juridiquement responsable peut agir au nom de sa réputation.

Étapes pour porter plainte

Agir vite est essentiel, car le délai est court : en matière de diffamation publique, la prescription est de 3 mois à compter de la première publication. Certaines formes aggravées (par motif discriminatoire) bénéficient d’un délai plus long, mais l’urgence reste la règle.

Voici un parcours simple pour avancer sans vous disperser.

  • Conservez les preuves. Faites des captures d’écran complètes avec date/heure, URL visible, profil de l’auteur, commentaires et partages. Quand c’est possible, demandez un constat par commissaire de justice pour figer la preuve.
  • Vérifiez la qualification. Propos publics ou privés ? Fait précis ou simple opinion ? Cette étape aide à choisir la bonne voie et à rédiger une plainte solide.
  • Demandez le retrait. Contactez la plateforme ou l’éditeur et signalez le contenu. Parfois, un retrait rapide limite l’ampleur du dommage. Pensez au droit de réponse pour la presse.
  • Rédigez votre plainte. Décrivez précisément les faits, la date de diffusion, le support, les extraits diffamatoires et joignez vos pièces. Un exemple de plainte pour diffamation vous aide à structurer votre courrier.
  • Déposez la plainte. Vous pouvez déposer une plainte simple auprès du procureur de la République, auprès d’un commissariat ou d’une gendarmerie. Selon la situation, une citation directe ou une plainte avec constitution de partie civile peut accélérer le traitement, avec l’aide d’un avocat.
  • Faites identifier l’auteur. Si l’auteur est anonyme, l’enquête peut obtenir les données de connexion via réquisition judiciaire. Ne tentez pas vous-même des investigations intrusives.
  • Chiffrez votre préjudice. Conservez tous les impacts : pertes de clients, captures des commentaires hostiles, frais liés à la gestion de crise, certificats médicaux en cas d’atteinte morale.
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Sanctions possibles : amende pénale, dommages-intérêts, retrait ou rectification des contenus. Au civil et au pénal, le juge apprécie la réalité du préjudice et la rapidité de votre réaction.

Exemple de lettre de plainte

Exemple de lettre de plainte

Pour gagner du temps, voici un exemple de plainte pour diffamation que vous pouvez adapter. Remplacez les parties entre crochets par vos informations, joignez vos pièces numérotées, et vérifiez les dates. Si vous hésitez sur la qualification, faites relire le document par un professionnel.

Avant la rédaction, rassemblez : lien public, captures d’écran, identité ou profil de l’auteur, contexte de publication, éventuelle réponse déjà envoyée. Cet exemple de plainte pour diffamation fonctionne pour une plainte simple adressée au procureur.

Contenu d’une lettre de plainte

  • Objet clair, faits datés et localisés
  • Extraits précis des propos incriminés
  • Justificatifs annexés et numérotés
  • Demande de poursuites et évaluation du préjudice

Modèle à adapter

[Vos Prénom NOM]
[Adresse complète]
[Téléphone] – [E‑mail]

[Ville], le [Date]

À l’attention de Monsieur/Madame le Procureur de la République
[Tribunal judiciaire de … Adresse]

Objet : Plainte pour diffamation publique

Madame, Monsieur le Procureur,

Je soussigné(e) [Nom, Prénom], [profession], né(e) le [date] à [lieu], demeurant [adresse], porte plainte pour diffamation publique à mon encontre.

Le [date et heure], sur [support : réseau social, site, média], Monsieur/Madame [Nom de l’auteur ou profil] a publié le message suivant, accessible publiquement : « [reproduire exactement le passage diffamatoire] ». Cette publication impute à mon encontre le fait précis suivant : [expliquer le fait imputé], ce qui porte atteinte à mon honneur et à ma réputation.

Preuves jointes : capture(s) d’écran datée(s) avec URL (pièces 1 à n), éventuel constat de commissaire de justice (pièce n+1), témoignages (pièce n+2), relevés d’activité/commandes perdues (pièce n+3), échanges avec la plateforme (pièce n+4).

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Conséquences : depuis cette publication, j’ai subi [baisse d’activité, annulations, harcèlement, atteinte morale, etc.]. Je sollicite des poursuites à l’encontre de l’auteur des faits, le retrait/occul­tation des contenus et la réparation de mon préjudice.

Je reste à votre disposition pour toute précision utile et pour être entendu(e) par les services d’enquête.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Procureur, l’expression de ma considération distinguée.

[Signature]

Pièces jointes : liste détaillée et numérotée

Conseils pratiques

Le temps est votre allié si vous l’exploitez bien. Constituez un dossier clair dès le premier jour, avec un index de pièces et des dates. Gardez un ton factuel dans vos écrits : ce qui convainc, ce sont des éléments concrets, pas des indignations.

  • Agissez sous 3 mois pour la diffamation publique. Ne remettez pas à demain la collecte de preuves, car les contenus peuvent être modifiés ou supprimés.
  • Ne republiez pas les propos diffamatoires pour « dénoncer ». Vous risqueriez d’en accroître la portée et, parfois, d’exposer vos proches.
  • Documentez votre préjudice. Tenez un journal daté des appels, messages reçus, pertes mesurables et rendez-vous médicaux le cas échéant.
  • Évaluez la stratégie procédurale. Plainte simple, citation directe, ou plainte avec constitution de partie civile : choisissez selon l’urgence et la solidité de vos preuves.
  • Restez prudent face aux échanges privés. Un message envoyé à un petit groupe peut basculer dans la diffusion publique si le groupe est large ou si le contenu est partagé.

Erreurs courantes à éviter

  • Confondre opinion et fait précis : sans imputation vérifiable, il n’y a pas de diffamation.
  • Ignorer le délai : passé le terme de 3 mois, l’action pénale est souvent irrecevable.
  • Envoyer un courrier vague : citez les passages exacts, les dates et joignez les pièces numérotées.
  • Négliger l’archivage : multipliez les supports de sauvegarde pour vos preuves.
  • Oublier l’auteur secondaire : la responsabilité peut aussi viser l’éditeur ou le directeur de publication selon le support.

Questions fréquentes

Vous hésitez encore sur la marche à suivre ? Voici des réponses rapides aux questions les plus fréquentes, utiles pour passer de l’intention à l’action. Gardez en tête que cet article propose un cadre général et un exemple de plainte pour diffamation, à adapter à votre situation.

Quelle différence entre diffamation et injure ?

La diffamation impute un fait précis présenté comme vrai et portant atteinte à l’honneur, alors que l’injure est une expression outrageante ou méprisante sans fait imputé. Exemple : « voleur » (diffamation si présenté comme un fait) versus « bon à rien » (injure).

Lisa Lucas

Je suis Lisa Lucas, passionnée par le monde du business et de la formation. À travers mon blog, je partage des conseils pratiques et des stratégies pour aider les entrepreneurs à atteindre leurs objectifs. Rejoignez-moi pour transformer vos idées en succès !

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