Vous cherchez une liste fiable et à jour des maladies reconnues MDPH en 2025 pour préparer un dossier solide et comprendre vos droits. Voici un guide clair qui distingue ce que la MDPH évalue réellement et la liste de référence médicalo-administrative utilisée au quotidien. En France, plus de 12 millions de personnes vivent avec un handicap, et bien se repérer accélère les démarches. Vous trouverez ci-dessous la liste détaillée, les aides possibles et des conseils concrets pour réussir votre demande.
💡 À retenir
- Environ 12 millions de personnes en France sont concernées par un handicap
- Les maladies reconnues par la MDPH peuvent ouvrir des droits à l’AAH (Allocation Adulte Handicapé)
- Le taux d’acceptation des demandes MDPH est d’environ 70%
Liste des 30 maladies reconnues
La MDPH n’utilise pas une liste fermée de maladies. Elle évalue l’impact fonctionnel d’une pathologie sur la vie quotidienne et professionnelle, sur une durée prévisible d’au moins 1 an. En pratique, la liste des ALD 30 de l’Assurance Maladie sert de repère courant pour qualifier des maladies graves et durables souvent prises en compte par les MDPH.
Autrement dit, toute pathologie peut être reconnue si elle entraîne des limitations substantielles, mais les 30 affections ci-dessous constituent la référence la plus courante. Ces « maladies reconnues MDPH » sont présentées avec des exemples concrets pour mieux vous situer.
Qu’est-ce que la MDPH ?
La Maison départementale des personnes handicapées accueille, informe, évalue les besoins et attribue des droits via la commission compétente. L’évaluation s’appuie sur un dossier médical, un projet de vie et sur le guide-barème du handicap. La décision est rendue par la commission des droits et de l’autonomie (CDAPH).
Cette reconnaissance ouvre potentiellement des aides financières, matérielles et humaines. Les « maladies reconnues MDPH » ne sont donc pas une liste figée, mais un point d’entrée pour mesurer le retentissement du trouble sur la scolarité, l’emploi, la mobilité et la vie à domicile.
- Tumeurs malignes, leucémies et lymphomes: cancers solides et hémopathies nécessitant traitements prolongés et suivi intensif.
- Diabète de type 1 et de type 2: insulinothérapie, complications micro et macrovasculaires, hypoglycémies sévères.
- Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens: tremblements, rigidité, fluctuations motrices impactant l’autonomie.
- Sclérose en plaques: poussées, fatigue intense, troubles moteurs et cognitifs évolutifs.
- Épilepsies graves: crises fréquentes ou résistantes, retentissement sur la conduite et le travail.
- Paraplégies et tétraplégies: atteinte médullaire avec déficits moteurs persistants.
- Accident vasculaire cérébral invalidant: séquelles motrices ou cognitives limitant durablement les activités.
- Maladie d’Alzheimer et autres démences: troubles de la mémoire, du jugement et de l’orientation.
- Maladies coronariennes: angor, antécédents d’infarctus, suites de stent ou pontage avec retentissement fonctionnel.
- Insuffisance cardiaque grave et cardiomyopathies: dyspnée d’effort, hospitalisations répétées, limitation d’activité.
- Troubles du rythme graves: fibrillation auriculaire compliquée, tachycardies menaçant le pronostic fonctionnel.
- Valvulopathies graves: rétrécissements ou fuites valvulaires sévères, parfois opérés, avec séquelles.
- Insuffisance respiratoire chronique grave: BPCO sévère, fibrose pulmonaire, oxygénothérapie au long cours.
- Mucoviscidose: infections respiratoires récurrentes, insuffisance pancréatique, soins quotidiens lourds.
- Insuffisance rénale chronique sévère: stades avancés, dialyse ou préparation de greffe.
- Polykystose rénale: complications rénales progressives et douleurs chroniques.
- Maladies chroniques actives du foie et cirrhoses: complications métaboliques, ascite, encéphalopathie.
- Infection par le VIH et affections opportunistes: traitements au long cours, comorbidités lourdes.
- Hémophilies et troubles majeurs de la coagulation: hémorragies répétées, limitations fonctionnelles.
- Hémoglobinopathies (drépanocytose, thalassémie): crises douloureuses, anémies sévères, complications organiques.
- Insuffisances médullaires et cytopénies chroniques: aplasie médullaire, syndromes myélodysplasiques.
- Maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé: phénylcétonurie, maladies lysosomales.
- Maladies neuromusculaires et du motoneurone: myopathies, myasthénie grave, sclérose latérale amyotrophique.
- Spondylarthrite ankylosante: douleurs et raideur rachidienne, atteintes extra-articulaires.
- Polyarthrite rhumatoïde évolutive et maladies apparentées: douleurs, déformations, fatigabilité.
- Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin: maladie de Crohn et rectocolite hémorragique avec poussées.
- Connectivites et vascularites nécrosantes: lupus, sclérodermie, Gougerot-Sjögren sévère, périartérite noueuse, Behçet.
- Neuropathies périphériques sévères et polyradiculonévrites chroniques: déficit moteur, douleurs neuropathiques.
- Malformations cardiaques congénitales sévères: opérées ou non, avec séquelles fonctionnelles.
- États post-greffe d’organe ou de moelle avec traitement immunosuppresseur prolongé: suivi lourd et risques associés.
Cette liste de référence aide à qualifier des maladies reconnues MDPH dans les dossiers, mais la décision repose toujours sur votre situation personnelle et la preuve du retentissement concret au quotidien.
Droits et aides associés

Selon l’évaluation, la reconnaissance d’une ou plusieurs maladies reconnues MDPH peut ouvrir divers droits. Les prestations visent à compenser les limitations et à sécuriser le parcours de vie, que vous travailliez, étudiiez ou soyez en recherche d’emploi.
La prestation la plus connue est l’AAH, sous conditions de ressources et de taux d’incapacité. D’autres aides complètent cet appui selon les besoins, par exemple l’aide humaine, les aménagements de logement ou l’orientation professionnelle adaptée.
Importance de la reconnaissance des maladies
Obtenir une décision favorable permet d’accéder à des ressources financières, à des cartes facilitant vos déplacements, et à des aménagements utiles au travail. Cette reconnaissance donne aussi un cap aux soignants et à l’entourage pour organiser l’aide au quotidien.
- AAH: revenu de substitution si votre handicap limite fortement l’accès à l’emploi.
- PCH: financement de l’aide humaine, des aides techniques, du transport ou de l’adaptation du logement.
- CMI (invalidité, priorité, stationnement): facilitation des déplacements et des files prioritaires.
- RQTH: aménagements de poste, temps partiel thérapeutique, accompagnement par Cap emploi.
- Aides pour les enfants: AEEH et aménagements scolaires via la MDPH et l’Éducation nationale.
En complément, l’orientation vers un ESAT, une formation ou un dispositif d’insertion peut être proposée. Les maladies reconnues MDPH ne se limitent pas aux soins: elles ouvrent un ensemble d’outils concrets pour sécuriser votre autonomie.
Comment faire une demande à la MDPH
La réussite d’un dossier tient à la précision des pièces et à la cohérence entre le médical et le vécu. Racontez l’impact réel de la pathologie un jour « sans filtre »: ce que vous ne pouvez plus faire, le temps nécessaire pour chaque tâche, la fatigabilité, la douleur, et les besoins d’aide.
Pour les maladies reconnues MDPH, une demande bien structurée vaut autant que les diagnostics. Joignez des bilans récents, des comptes rendus spécialisés et des attestations d’aides déjà mises en place à domicile ou au travail.
Processus de demande
- Remplir le formulaire unique MDPH et le certificat médical MDPH de moins de 6 mois avec votre médecin.
- Décrire votre projet de vie: priorités, objectifs, difficultés concrètes, besoins d’aides et d’aménagements.
- Joindre les justificatifs: comptes rendus médicaux, bilans paramédicaux, attestations sociales, arrêts de travail, RQTH antérieure.
- Déposer le dossier en ligne ou en version papier auprès de votre MDPH et conserver une copie complète.
- Répondre aux demandes de précisions et, si proposé, rencontrer l’équipe pluridisciplinaire pour l’évaluation.
- Délai de traitement moyen: 4 à 6 mois selon les départements.
- Rédigez vos journées types: matin, après-midi, soir, pour objectiver les limitations.
- Faites préciser par le médecin le retentissement fonctionnel et la durée prévisible des troubles.
- En cas de refus, utilisez le recours gracieux puis, si besoin, le recours contentieux auprès du pôle social.
Astuce utile: les « maladies reconnues MDPH » ne suffisent pas à elles seules. Ce qui fait la différence, c’est la traçabilité du retentissement dans le temps, la description des besoins d’aide, et la concordance entre les pièces médicales et vos demandes. Le taux d’acceptation moyen de 70 % montre qu’un dossier argumenté a de réelles chances d’aboutir.